ENTRAÎNEMENT CARDIO ET BIEN-ÊTRE PSYCHOLOGIQUE

« S’entraîner fait du bien dans la tête ».

 

Voilà ce que pensent pratiquement tous les accros de l’entraînement cardio. Les scientifiques aussi ! 

 

Toutes sortes d’études ont été menées pour établir le lien entre l’entraînement cardio et la santé mentale.

Il s’agit d’études «transversales» où l’on compare rétrospectivement les soins de santé mentale qui ont été prodigués à des personnes sédentaires ou physiquement actives.

Il s’agit aussi d’études «longitudinales» où l’on suit pendant plusieurs années l’évolution de l’état de santé mentale d’une très grande population.

En appliquant le principe du «toutes autres choses étant par ailleurs égales», on compare les personnes qui ont développé des problèmes mentaux avec celles qui sont demeurées en bonne santé.

Les chercheurs discriminent ainsi le « niveau d’activité physique » parmi les autres bonnes habitudes de vie (alimentation saine, sommeil régulier, abstention de fumer, consommation modérée d’alcool, etc.) pour établir l’effet protecteur de l’exercice physique proprement dit.

Finalement, on cerne les effets salutaires de l’entraînement sur la santé mentale à l’aide d’études cliniques où l’on soumet aléatoirement des sujets à un plan d’entraîne- ment ou à un groupe témoin qui ne change pas ses habitudes.

Des tests d’appréciation de l’état de santé mentale ou des fonctions cognitives effectués au début et à la fin de la période d’observation permettent de mettre en évidence l’effet de l’entraînement sur l’un ou l’autre des aspects ciblés. 

 

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Effets salutaires avérés

 

Il ressort de ces études transversales, longitudinales et cliniques que l’exercice physique a un effet protecteur contre les symptômes de la dépression et du déclin cognitif (perception, motricité, langage, mémoire, affectivité, raisonnement, etc.) lié au vieillissement, y compris le début de la démence.

 

Aucun doute possible

 

Bouger régulièrement a un effet protecteur. Il y a aussi des données très convaincantes à l’effet que l’exercice physique réduit les symptômes d’angoisse et de détresse et améliore la qualité du sommeil, de même que le bien- être général.

 

Ces effets bénéfiques se manifestent tant chez les femmes que les hommes.

 

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Article connexe : Quel est la quantité d’activité physique requise pour en retirer des bénéfices pour la santé ?

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Et les jeunes ?

 

Par ailleurs, les jeunes athlètes et leurs parents seront heureux d’apprendre que l’entraînement cardio permet d’obtenir de meilleurs résultats scolaires.

Lorsque le temps des matières traditionnelles est réduit pour donner plus du temps aux programmes sportifs et d’éducation physique, les résultats scolaire ne diminuent pas.

En fait l’exercice a un effet positif sur certains déterminants de la réussite scolaire comme le comportement en classe, la concentration, le niveau d’attention, l’acuité mentale, l’estime de soi l’image de soi, la satisfaction à l’école et le sentiment d’appartenance à l’école (d’où un moins grand risque de décrochage scolaire).

Il semble que l’exercice physique améliore aussi le contrôle de soi et favorise le déve- loppement de la compétence sociale chez les jeunes, mais c’est moins certain.

Chose certaine, ceux qui se considèrent comme des athlètes ont moins de comportements dérangeants en classe.

Quant aux enfants souffrant de troubles d’apprentissage et de comportement, ils voient leurs résultats scolaires et leur attitude en classe s’améliorer lorsqu’ils augmentent leur niveau d’activité physique.

 

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Dose-réponse ?

 

Il semble qu’il y ait, chez les adultes, ce que les États-Uniens appellent une « relation dose- réponse» entre le volume d’activité physique et les effets sur la santé mentale.

Certaines études indiquent que plus on fait d’activité physique, plus on est protégé contre la dépression et la démence.

Par contre, on n’a pas encore assez de données pour déterminer s’il existe un seuil minimal d’activité physique à franchir pour commencer à bénéficier d’effets salutaires sur la santé mentale.

Pour l’instant, on peut croire qu’en cette matière, tout comme sur le plan de la santé physique, faire un peu d’activité physique, c’est déjà beaucoup, mais qu’en faire plus, c’est encore mieux. 

Bref, les recherches récentes convergent vers la conclusion que l’entraînement cardio a un effet protecteur contre plusieurs problèmes de santé mentale.

Les fanatiques de l’aérobie ont donc raison de penser que leur entraînement leur fait du bien dans la tête !

 

Et vous combien de fois, faites vous du sport par semaine ? Qu’est ce que cela apporte à votre santé mentale ?