Lors d’une séance d’entraînement, les athlètes doivent fonctionner de manière à :

➡ utiliser le temps de manière rentable
➡ exiger la pratique de comportements de compétition appropriés
➡ établir des normes de performance qui stimuleront l’amélioration continue de la performance.

Toutes ces attentes sont exprimées couramment mais sont apparemment difficiles à mettre en œuvre.

Cependant, il est possible de définir trois axes d’entraînement qui contribueront grandement à l’atteinte des performances admirables des athlètes. 

Aujourd’hui nous allons voir le premier qui est La psychologie et le FOCUS

Modifiez votre style de nage. Avec des techniques simples.

ET NAGEZ LONGTEMPS SANS VOUS FATIGUER

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La force de la psychologie et le pouvoir du FOCUS !

Le FOCUS 🎯 est le comportement consistant à se concentrer sur les activités d’une séance d’entraînement avec la même intensité que celle requise pour une performance compétitive.

La répétition de la concentration pleinement appliquée développe une habileté à se concentrer sur la tâche à accomplir. Une telle focalisation nécessite:

✅ (a) que toutes les énergies et capacités soient appliquées à une tâche;

✅ (b) la réalisation d’un niveau établi de maîtrise des tâches (généralement un objectif observable et mesurable);

✅ (c) une cohérence d’application pour la durée de la tâche.

Cela nécessite essentiellement que l’athlète s’applique totalement aux tâches d’entraînement, même si le niveau d’effort de ces tâches peut ne pas être équivalent à celui des compétitions.

Cela signifie que chaque activité de pratique importante doit être traitée comme extrêmement grave. Une façon de mettre l’accent sur ce sérieux est de faire en sorte que les athlètes s’attendent à une amélioration de chaque élément d’entraînement.

Avec cette attente, aucun stimulus d’entraînement ne devrait être gaspillé et les athlètes devraient devenir presque obsédés par l’amélioration.

Les athlètes travaillant individuellement à la manipulation et à l’exploitation de leurs propres capacités et intuitions pour stimuler la performance (à la fois la précision des habiletés et les niveaux absolus) devraient stimuler l’amélioration.

L’incitation et les attentes en matière d’amélioration devraient motiver les athlètes à établir des attentes élevées en matière de comportement et de performances, à la fois pratiques et compétitives.

Il devrait promouvoir le taux d’amélioration des performances le plus rapide, mais raisonnable.

Il est peu probable qu’une application aussi intense des énergies mentales puisse être accomplie dans chaque activité de chaque séance d’entraînement.

Il devrait y avoir des opportunités présentées où les athlètes peuvent cesser de se concentrer et expérimenter une récupération mentale.

Habituellement, les activités associées au rétablissement physique (récupération) devraient être associées au rétablissement mental. Alterner concentration extrême et relaxation mentale devrait permettre de développer la capacité à “activer” la concentration au niveau de compétition sur demande, une compétence très utile lors de vos courses…

S’attendre à ce que les athlètes se concentrent  avec “intensité” peut être initialement “épuisant”. Cependant, puisqu’il s’agit d’une compétence, il faudra de la pratique et de la formation.

Finalement, cela devrait atteindre un niveau où cela se produit au moins plus de la moitié de la séance d’entraînement ou de la durée prévue de la compétition.

Dans les sports de courte durée, la concentration lors de l’entraînement doit dépasser le temps imparti lors des compétitions plusieurs fois.

Une question évidente se pose : combien de temps faut-il consacrer au FOCUS de niveau de compétition ?

Il n’y a pas de temps concrètement vérifié car ce concept est encore relativement nouveau en coaching et n’a pas encore été étudié. Les estimations approximatives qui ne sont que des opinions sont les suivantes.

🎯 Pour les sports qui ont des épreuves de courte durée, comme une course d’aviron de six minutes, 12 fois la durée de la course est une attente raisonnable pour la quantité de pratique de mise au point totale. Ainsi, lors d’une séance d’entraînement de deux heures, environ 70 minutes seraient consacrées à s’impliquer totalement.

🎯 Pour les sports qui durent longtemps, comme un match de football de près de trois heures, il faut s’attendre à au moins la moitié de la durée de la compétition, ce qui est raisonnable pour pouvoir participer à cette activité mentale lors d’une séance d’entraînement.

🎯 Pour les sports qui ont une durée de performance très courte, telle que la levée de poids ou certains événements similaire de quelques secondes, la quantité de pratique ciblée doit être plusieurs fois supérieure à la performance physique réelle.

Une grande partie des compétitions dans ces sports est consacrée à la préparation à l’effort physique à court terme. Le temps de pratique devrait également être consacré à se concentrer et à “se préparer” à exécuter. Le temps consacré à ce niveau d’application devrait éventuellement être égal ou supérieur à 12 fois la durée de la performance totale (préparation plus exécution).

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Un autre avantage majeur de la pratique du FOCUS est que cela devrait augmenter la qualité des activités physiques.

Il a été démontré que le nombre d’essais “corrects” constitue un facteur déterminant pour l’amélioration des compétences. Les erreurs, ou moins que les exécutions de compétences «améliorées», ne favorisent pas de meilleures performances.

Si le volume est suffisant, ils seront contre-productifs pour l’amélioration.

Pour développer cette orientation consistant à effectuer chaque essai de compétence de manière efficace, les athlètes doivent se comporter de la même manière que les champions. Les étapes à suivre sont les suivantes.

👍 Avant chaque essai, un but ou des objectifs de performance devraient être établis pour indiquer à l’athlète que l’essai a été ou n’a pas été réalisé avec les caractéristiques souhaitées. Il est préférable que l’athlète se fixe ces objectifs.

👍 À la fin de l’essai, l’athlète doit évaluer si les objectifs ont été dépassés, égaux ou ont échoué. Ce processus devrait être une évaluation objective absolue. Les excuses pour l’échec ne sont pas tolérées.

👍 Si les objectifs sont atteints, l’athlète doit s’auto-renforcer de manière significative, afin d’augmenter ses performances.

👍 Si les objectifs ne sont pas atteints, les raisons de l’échec doivent être déterminées. Lorsque la même activité est tentée à nouveau, les objectifs doivent être modifiés pour inclure ces raisons. Cela devrait permettre d’atteindre les objectifs et l’amélioration de la performance.

Il est proposé que l’accent de toute séance d’entraînement soit celui d’être FOCUS. En règle générale, il est proposé de consacrer 80% du temps de pratique à l’émission d’un tel comportement.

Implication à la natation

Maintenant quels sont les règles à respecter pour nous nageurs ?

Pour commencer nous ne sommes pas le sport le plus touché par le phénomène 2.0 (je reviendrais là dessus plus tard). Néanmoins attention à réaliser vos séries “en pleine conscience” en travaillant sur nos sensations, les appuis kinesthésiques ainsi que les ressentis lors des phases non nagés.

Vous devrez bien sûr arriver à nager en restant à l’affût des différentes sensations. Par exemple lors de vos coulées (cf. vidéo) testez différentes variations d’angles, de distance, respiration et notez ce qui est le plus rapide et le plus bénéfique pour vous !

Toutes ces sensations devraient être senties et ressenties lors des compétitions.

Imposez vous des critères de réussites et des objectifs à chaque série.

Par exemple lors de votre échauffement, imposez vous 7 mètres de coulée à chaque virage. L’objectif sur cet exemple est le fait de faire 7m de coulée pendant 400m par exemple, et le critère de réussite est de l’avoir fait à chaque virage.

Maintenant venons en aux dérives des sportifs 2.0…

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Sportif 2.0 attention à vos performances

Comment la mode du selfie et du sport de masse induit des performances à la baisse ?

Comment vous l’aurez compris la performance passe indéniablement par une activité assidue et avec une concentration extrême lors de certaines phases d’entraînement.

Néanmoins depuis quelques années les smartphone et les réseaux sociaux ont fait leurs apparitions. Combiné à une démocratisation des sports comme le trail, course à pied… nous offre des situations cocasses ou certains athlètes passent plus de temps à chercher le meilleur spot pour la meilleure photo au lieu de se concentrer sur son entraînement.

La question à se poser alors est : à quel moment peut on encore tolérer la contre performance et l’usage de smartphone en compétition ?

Car personnellement quand je vois ça :

Je me demande si nous sommes en montagne ou lors d’un chassé-croisé juilletistes aoûtiens. Fort heureusement le milieu aquatique lui reste encore à l’abris. Mais jusqu’à quand…

Mehdi

Mehdi

La personne qui a rédigé cet article avec amour !

Cet article a été rédigé en 64 minutes et 2 cafés par Mehdi qui est le créateur du site Natation Facile.
Maniaque de l‘analyse technique et du renforcement musculaire j’ai pour unique but d’améliorer vos performances sportives !
Si vous avez apprécié cet article partagez le avec un ami ça prend 15 secondes et ça me ferait très plaisir 🙂

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