Je ne savais pas quoi écrire aujourd’hui.

Alors je suis allé nager.

Et puis mon épaule ma fait souffrir.

Donc j’ai trouvé l’inspiration.

Si vous lisez ces lignes, certainement que vous êtes sportif. Et plus particulièrement triathlète ou nageur. Malheureusement dans votre carrière de sportif vous vous blesserez. C’est la galère et ça se soigne.

Votre plan d'entraînement de 12 semaines en triathlon

Un plan d'entraînement de triathlon de 12 semaines pour les débutants (XS, S et M)

Mais la souffrance dont je voulais vous parler aujourd’hui est tout autre. Je voulais vous parler de cette souffrance mentale et physique que l’on peut ressentir lors d’un entraînement ou d’une course.

Cette souffrance elle vous tourmente l’esprit et est présente dans votre tête, dans l’effort. Celle-ci on a du mal à en parler entre sportif. Peut-être par pudeur ? Ou parce que l’on a peur du jugement ?

Je ne sais pas. Mais ici je vous en parle. Sans filtre.

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En sports d’endurance, on est susceptible de ressentir des douleurs dues à des blessures accidentelles (p. ex. contusions) ou à des blessures d’usure (p. ex. tendinites).

Mais ce sont les douleurs et la souffrance liées à l’effort intense et prolongé dont on parle le plus dans les milieux sportifs. 

Dans leur discours, les athlètes utilisent les termes douleur et souffrance comme s’ils signifiaient à peu près la même chose.

Selon Laurent Vicente, psychanalyste français et coureur de fond chevronné, le terme souffrir réfère aux notions d’endurer, de supporter quelque chose de désagréable, par exemple une douleur physique comme les cuisses qui brûlent. Ainsi, la souffrance qui habite l’athlète est davantage un processus qu’un état.

Laurent Vicente dit que la douleur pose une question, alors que la souffrance tente d’y répondre.

La souffrance est à la fois la cause et la conséquence de la propension de l’athlète à se confronter à la douleur. Alors que la souffrance aide ou permet de se faire mal, la douleur, elle, fait mal ! 

La douleur physique est une sensation localisée et désagréable, transmise par les nerfs sensitifs et globalement interprétée par le cerveau comme une perturbation menaçante.

Elle peut donc jouer un rôle important dans la préservation de l’intégrité corporelle en suscitant un ajustement du comportement prévenant une trop grande perturbation de l’organisme.

Bref, la douleur invite l’athlète à se ménager. Mais voilà une « invitation » qui rebute quand on est compétitif, car compétition rime davantage avec « se défoncer » qu’avec « se ménager » ! 

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Se pousser au max 

La capacité de se donner à fond est un atout dans plusieurs sports.

En fait, tout athlète doit tôt ou tard encaisser non seulement la douleur associée à l’effort de durée extrême, mais aussi celle liée à l’effort d’intensité extrême. 

Votre capacité à subir une plus grande douleur peut donc faire la différence.

Selon certaines études, mieux on comprend le mécanisme de la douleur, plus on est résistant à la douleur.

En fait, votre cerveau interprète constamment la douleur pour bien moduler votre envie de vous pousser davantage ou votre envie de ménager votre bride.

Il fait cela en tenant compte d’éléments plus ou moins subjectifs.

Il s’agit notamment : 

  • De votre expérience : « quand je ressens une telle douleur, cela signifie quoi ? Qu’est- ce qui en résulte généralement ? » 
  • De l’enjeu : « quel bénéfice, quelle valorisation personnelle puis-je retirer en tolérant plus longtemps cette douleur, en me faisant encore plus mal ? » 
  • De votre plan général : « quel est le risque ? Si je me donne encore plus, serai-je en mesure de tenir jusqu’à la fin sans fléchir ? » 

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Stratégies face à la douleur 

Face à la douleur liée à l’effort, les athlètes de haut niveau utilisent des stratégies particulières.

Certains optent pour une stratégie associative : ils se concentrent sur la douleur pour mieux gérer l’intensité de leur effort.

Mais la plupart emploient une stratégie dissociative : ils cherchent à oublier la douleur en se concentrant sur un élément particulier, p. ex. leur rythme respiratoire ou bien une phrase motivante ou encore un mantra hypnotisant qu’ils se répètent sans cesse. 

La prochaine fois que vous serez dans le rouge, vous voudrez peut-être essayer la stratégie mixte suivante : comptez vos respirations à rebours à partir de 20 jusqu’à 1, puis à partir de 19, puis de 18, etc., tout en vous disant que vous aurez droit à un répit après la respiration numéro 1.

À la fin de chaque compte à rebours, passez transitoirement au mode associatif pour vous assurer que vous n’avez pas franchi un seuil d’intensité d’effort qui pourrait vous laisser en panne d’énergie pour la suite.

Si vous devez encore fournir un effort important après avoir fait toutes les séries de respirations à rebours, reprenez la formule à nouveau. 

L’aptitude à se faire mal « quand ça compte » peut certainement différencier les athlètes aux qualités physiques égales.

Mais sachez que même en faisant preuve d’une tolérance extrême à la douleur, les personnes de condition physique faible ou moyenne ne battront pas les grands champions. 

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Pour conclure cet article je vous laisse en compagnie de Cyril Blanchard recordman du monde Enduroman qui vous donne sa technique bien particulière mais ô combien sublime, de combattre la douleur pendant l’effort.

Mehdi

Mehdi

La personne qui a rédigé cet article avec amour !

Cet article a été rédigé en 54 minutes et 4 cafés par Mehdi qui est le créateur du site Natation Facile.
Maniaque de l‘analyse technique et du renforcement musculaire j’ai pour unique but d’améliorer vos performances sportives !
Si vous avez apprécié cet article partagez le avec un ami ça prend 15 secondes et ça me ferait très plaisir 🙂

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